La France a besoin de près de 400 000 logements supplémentaires par an d'ici à 2030

Selon une étude, la France aurait besoin de près de 400 000 logements supplémentaires par an d'ici à 2030, en partie à cause du "desserrement des ménages", dû notamment aux divorces et au vieillissement.

Selon une étude parue ce mardi 21 mai, la France aurait besoin de près de 400 000 logements supplémentaires par an d'ici à 2030, en partie à cause du "desserrement des ménages", dû notamment aux divorces et au vieillissement.

 

 

 

Un parc immobilier mobilisé par des personnes seules

Les auteurs de l'étude, réalisée par l'UNAM (Union Nationale des Aménageurs) et l'ESPI (École Supérieure des Professions Immobilières) ont déterminé que la réduction de la taille des ménages fait que "le parc immobilier est mobilisé par des personnes seules", un phénomène dont l'ampleur serait sous-estimée par les pouvoirs publics.

Paul Meyer, le délégué général national de l'UNAM Île-de-France le confirme à l'AFP : "La baisse démographique n'induit pas la baisse de la demande, au contraire, le phénomène de desserrement pèse trois fois plus sur les besoins que le phénomène de démographie". Il ajoute que "certaines administrations disent aux politiques « inutile d'investir dans le logement, il n'y en aura plus besoin demain ». C'est faux. Et c'est ce qu'on veut démontrer".

 

 

La réduction de la taille des ménages en cause

La demande potentielle, auparavant en grande partie induite par la croissance démographique, résulte désormais essentiellement de la réduction de la taille des ménages, soit 38 % du total. Un phénomène accentué en Île-de-France (29 % du total), et plus encore à Paris, où le desserrement est alimenté par le foisonnement de ménages unipersonnels composés de jeunes étudiants et jeunes actifs ou de ménages séparés.

L'effet est moins marqué dans le reste de la banlieue parisienne, en particulier dans l'est et le nord, où résident les familles avec enfants.

Cependant, à Fontainebleau (Seine-et-Marne) ou Rambouillet (Yvelines), ce phénomène est d'abord causé par le vieillissement de la population. Et Arnaud Pautigny, le président de l'UNAM Île-de-France l'affirme à l'AFP :  "les projets que nous réalisons aujourd'hui doivent intégrer le vieillissement, c'est fondamental. On en entend peu parler dans les documents de planification de l'urbanisme".

Ailleurs en France, les besoins en logements sont conséquents autour des grandes métropoles comme Lyon, Bordeaux, Toulouse, Montpellier, en raison de l'attractivité de ces grandes villes et du phénomène de desserrement qu'elles connaissent.

 


Source : batirama.com / AFP/ Laure Pophillat

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