Les planchers des combles, souvent constitués d'une structure en bois, doivent filtrer les bruits de voix, de musique (les bruits aériens) et doivent être efficaces vis à vis des chocs et des bruits de pas (les bruits d'impacts).
♦ Pour limiter la transmission des bruits aériens, un isolant fibreux mis en place dans l'épaisseur du plancher donnera satisfaction. Si l'accès y est difficile ou impossible, la mise en œuvre d'une chape sèche permet de traiter à la fois les bruits aériens et les bruits d'impact. Elle peut être par exemple constituée d'un isolant fibreux de forte densité ( laine de roche de 3 à 5 cm d'épaisseur), et recouvert de plaques de plâtre spécialement destinées à cet usage (Placosol, Knaufsol... )
♦ Pour le traitement des bruits d'impact, un revêtement textile de qualité ( moquette ) peut suffire. Mais la tendance est plutôt aux parquets et stratifiés.Il est dans ce cas nécessaire de prévoir une sous couche acoustique, qui se présente sous forme de lés à dérouler. Face à cette demande de qualité acoustique, de plus en plus de parquets et de stratifiés intègrent cette sous couche en usine.
♦ Les murs mitoyens, refends et séparations entre pièces ne doivent pas être oubliés. Des cloisons de doublage sur ossature métallique et remplies d'un isolant fibreux sont garantes de performances élevées, mais leur épaisseur peut être pénalisante. Un peu moins performantes, les cloisons acoustiques minces apportent néanmoins un affaiblissement acoustique réel pour une épaisseur limitée à 5 cm.
A RETENIR :
Intérêts : Systèmes simples à mettre en œuvre (sous-couches acoustiques), Performances élevées (chape sèche), Possibilité de rattrapage des faux aplombs (chape sèche)
Limites : Ne réduit pas la transmission des bruits aériens (sous-couche acoustique), Surépaisseur (chape sèche), Coût (chape sèche)