"Paris a été sélectionnée par les acheteurs internationaux de l'immobilier haut de gamme au même titre que Londres, Genève ou New-YorK", souligne auprès de l'AFP M. de Saint Vincent pour expliquer cet intérêt pour la capitale française de la part de clientèle fortunée chinoise qui dispose de beaucoup de "cash".
Le président de Barnes cite notamment le cas de la 40e fortune chinoise, ayant investi en France, à la recherche d'un hôtel particulier, aux environs de 10 millions d'euros, pour recevoir et également héberger certains cadres de ses sociétés. Le marché de l'immobilier parisien de prestige, qui a vu ses prix s'envoler de 20% en 2010, bénéficie également du retour de la clientèle russe qui avait déserté la capitale suite à la crise financière.
Au dessus d'une limite de 20.000 euros/m2, soit 2 millions pour un 100m2, la quasi-totalité (85%) des acquéreurs de ces biens sont des étrangers car ceux-ci bénéficient de régimes fiscaux plus avantageux que les Français. Le président de Barnes cite toutefois le cas d'un Français, résident en Suisse, qui vient d'acquérir une propriété de 17 millions d'euros, et d'une famille, importante actionnaire d'un groupe du CAC 40, qui a acheté 21 millions d'euros un hôtel particulier de 800 m2 (plus un jardin de 600 m2) à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).
Mais suite aux évènements au Moyen-Orient, Barnes envisage pour 2011 une certaine stabilité des prix mais pas de véritable baisse car l'immobilier parisien dispose toujours, selon de M. de Saint Vincent, de "statut de valeur refuge" au moment où les placements en Bourse apparaissent moins intéressants.
En 2010, Barnes, le deuxième intervenant du secteur derrière Daniel Féau, a réalisé un chiffre d'affaires de 15 millions pour un volume d'affaires de 450 millions d'euros. Cette année, Barnes, qui compte trois agences à l'étranger à Londres, New-York et Miami, va ouvrir deux nouvelles agence à Deauville et Saint-Tropez.
Source : batirama.com / AFP