"Le nombre total de transactions dans l'ancien devrait tomber à 600.000 en 2012, soit une baisse de près de 15% par rapport à 2011", affirme Laurent Vimont, président du réseau Century 21, une estimation qui est aussi celle de Philippe Buyens, directeur du réseau Guy Hoquet.
Pour François Gagnon, président du réseau d'agences Era France, "beaucoup d'établissements financiers ont anticipé une chute des prix de 5% à 9% en 2012 avec une baisse simultanée de 8% des ventes".
Le président de la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim) René Pallincourt craint pour sa part une baisse plus brutale des transactions en raison notamment "de la suppression du prêt à taux zéro pour les achats dans l'ancien et l'alourdissement de la taxation pour les plus-values sur les logements locatifs et les résidences secondaires".
"Mais la pression de la demande en raison de la pénurie de logements" devrait, selon M. Pallincourt, empêcher une forte baisse des prix. M. Vimont table même sur "une hausse de 2% à 3% pour l'année 2012, la demande étant soutenue par ceux qui peuvent acheter, notamment à Paris devenu le lingot d'or de la pierre".
Sur l'ensemble de la France, les prix dans l'ancien ont augmenté en 2011 par rapport à 2010 de 5,96% selon Century 21 (à 2.665 euros/m2 en moyenne), un record historique, et de 7,3% pour la Fnaim, soit bien au-dessus de l'inflation (+2,5%). Mais "pour la première fois depuis la fin de la crise de 2008, le marché de l'habitation marque le pas", indique M. Vimont.
Ainsi les prix ont baissé de 2,23% entre le second semestre et le premier semestre 2011 pour Century 21 et sont restés stables pour la Fnaim, écartant ainsi, selon elles, tout risque de création d'une "bulle spéculative".
Source : batirama.com / AFP