À la suite de la réunion du 19 mars présidée par Valérie Létard, la ministre du Logement, SIDIANE réaffirme la nécessité pour l’ensemble des acteurs du diagnostic immobilier de se réunir afin de peser sur les décisions qui façonneront l’avenir de la profession, car les mesures envisagées dans les dix propositions ministérielles auront un impact majeur sur la filière. Face à ces enjeux, il est essentiel que diagnostiqueurs, organismes de certification, laboratoires d’analyse et centres de formation parlent d’une seule voix pour défendre des solutions réalistes et adaptées aux réalités du terrain.
Pour rappel, SIDIANE est le Syndicat Interprofessionnel du Diagnostic Immobilier, de l’Analyse et de la Numérisation de l’Existant. Il œuvre pour une professionnalisation et une amélioration continue du secteur afin de garantir des diagnostics immobiliers fiables et de qualité. Il représente plus de 3 000 diagnostiqueurs.
SIDIANE salue l’initiative de la ministre visant à renforcer la fiabillité du DPE comme à lutter contre la fraude. Toutefois, le syndicat souhaite que les décisions prises ne fragilisent pas les professionnels du diagnostic en introduisant des obligations complexes, coûteuses ou inadaptées.
De fait, SIDIANE souhaite faire front contre le "DPE bashing" et les intérêts opportunistes en dénonçant fermement ceux qui alimentent ce "DPE bashing" sous couvert d’éthique, alors qu’ils ne poursuivent que des intérêts médiatiques et commerciaux. Des attaques, selon SIDIANE, infondées qui "fragilisent la filière et entretiennent une défiance nuisible auprès des propriétaires et des professionnels de l’immobilier."
Le DPE est un outil essentiel pour la transition énergétique et doit être défendu avec objectivité. Plutôt que de jeter le discrédit sur l’ensemble de la profession, il est primordial de travailler collectivement à son amélioration, en s’appuyant sur des solutions pragmatiques et éprouvées. SIDIANE appelle donc toutes les parties prenantes (diagnostiqueurs indépendants, réseaux, organismes de certification et de formation) à se réunir sous une bannière commune afin d’être force de proposition et :
– assurer une réglementation qui responsabilise l’ensemble des intervenants et pas uniquement les diagnostiqueurs ;
– Privilégier des solutions pragmatiques, comme la détection automatique des anomalies ;
– Renforcer les sanctions de diagnostiqueurs peu scrupuleux ;
– Accentuer la supervision des organismes de formations et de certifications afin d'écarter les "quelques brebis galeuses" ;
– Et, enfin, éviter les mesures excessivement contraignantes qui pourraient pénaliser l’activité sans réel gain en fiabilité.