Se basant sur une enquête effectuée auprès de 1.056 agences, UFC Que Choisir a affirmé, lors d'une conférence de presse, que nombre d'entre elles ne respectent pas les informations obligatoires qui doivent être portées à la connaissance des clients.
Ainsi, selon l'association, dans 21% des cas les honoraires n'étaient ni affichés en vitrine, ni visibles de l'extérieur alors que cette obligation est vieille de 20 ans.
De plus, près de 4 mois après l'entrée en vigueur de l'obligation d'affichage du DPE (diagnostic de performance énergétique), seules 72% des agences respectaient la loi.
Près des deux tiers des agences (62% exactement), n'hésitent pas à demander des documents strictement interdits: attestation de l'employeur (46%) ou du précédent bailleur (10%), photographie d'identité (10%).Les honoraires acquittés par les locataires (en moyenne 93% du loyer mensuel hors charge) sont jugés prohibitifs alors que, selon UFC Que Choisir, le locataire ne doit à l'agence que la seule rédaction du bail.
Enfin, alors que la situation financière du candidat locataire était confortable (son salaire était 3 fois le montant du loyer), l'absence de garant a posé problème dans 28% des cas.
Pour Alain Bazot, président d'UFC Que Choisir, "la profession d'agent immobilier est en pleine illégalité et dans une immunité totale".
L'enquête a été menée par des bénévoles du 14 mars au 2 avril auprès de 1.056 agences autour d'un scénario unique: aider un jeune membre de sa famille dans sa recherche d'un appartement de 2 pièces et 40m2 à louer. Le soi-disant candidat locataire avait un dossier répondant aux obligations légales et gagnait trois fois le montant du loyer mais n'avait pas de garant.
Source : batirama.com / AFP